Journée mondiale de la santé: les inégalités face à l’espérance de vie perdurent, plus de 18 ans

Cinq ans et demi de plus sur Terre. C’est ce que nous avons gagné depuis l’an 2000. À l’occasion de la Journée mondiale de la santé ce dimanche 7 avril, l’OMS rappelle que nous pouvons désormais espérer vivre jusqu’à 72 ans. C’est une moyenne, bien sûr. Car les inégalités entre les pays sont encore très importantes. De même que les inégalités entre les sexes.

Plus de 18 années de vie en plus. C’est ce qui sépare, en moyenne, les pays les plus riches des pays les plus pauvres. Mais la bonne nouvelle, c’est donc l’augmentation de l’espérance de vie globale. Notamment en Afrique subsaharienne.

« Si l’espérance de vie augmente, c’est largement grâce à la baisse de la mortalité des enfants de moins de 5 ans dans les pays pauvres. Le nombre de morts liés à la rougeole a fortement baissé. Pareil pour les décès liés aux diarrhées aiguës. Le nombre de décès de la malaria a chuté de moitié. Donc, la mortalité liée à ces maladies contagieuses a baissé et en même temps l’espérance de vie a augmenté », explique Richard Cibulskis, l’un des auteurs du rapport de l’OMS.

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Pour la première fois, l’OMS a analysé les données pour les hommes et les femmes. Ces dernières vivent en moyenne près de quatre ans et demi de plus que les hommes. Ça se vérifie déjà chez les nourrissons. La mortalité infantile touche moins les filles que les garçons.

À l’âge adulte, plusieurs raisons expliquent cette différence. Les hommes sont plus touchés par les suicides, les homicides et les accidents. Quand ils sont malades, ils consultent également moins les services de santé. Et ils sont plus concernés par les maladies cardiovasculaires que les femmes. Notamment en raison du tabac et de l’alcool.

 

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