Russie: Vladimir Poutine a prêté serment pour un cinquième mandat

Russian President Vladimir Putin gives a speech during a meeting with members of the country's Olympic team at the Kremlin in Moscow on July 27, 2016. President Vladimir Putin on July 27 said the absence of some Russian stars at the Rio Games would hit the quality of the competition. / AFP / POOL / Alexander Zemlianichenko

 

Vladimir Poutine a prêté serment, mardi 7 mai 2024, lors de sa cérémonie d’investiture au Kremlin pour un cinquième mandat de six ans à la tête de la Russie où il jouit d’un pouvoir incontesté face une opposition laminée.

« Je jure […] de respecter et de protéger les droits et libertés de l’homme et du citoyen, de respecter et de protéger la Constitution, la souveraineté, l’indépendance, la sécurité et l’intégrité du gouvernement », a déclaré Vladimir Poutine, selon une correspondante de l’AFP sur place.

Diriger la Russie est « un devoir sacré », a aussi dit le président russe lors de son investiture. Il a prêté serment pour un cinquième mandat à la tête du pays qu’il dirige depuis près d’un quart de siècle, en l’absence de toute opposition tolérée. « C’est un grand honneur, une responsabilité et un devoir sacré », a estimé Vladimir Poutine sous les ors de la salle Andreïevski au Kremlin, à Moscou.

« Nous sommes un peuple uni »

Vladimir Poutine a promis aux Russes qu’ils vaincraient « ensemble » et sortiraient plus « forts » d’une « période difficile », en plein conflit armé contre l’Ukraine. « Nous sommes un peuple uni et grand, et ensemble, nous surmonterons tous les obstacles […] Ensemble, nous gagnerons », a-t-il déclaré.

Vladimir Poutine a été largement et sans surprise réélu président au mois de mars dernier, récoltant plus de 87% des voix, le score le plus élevé jamais atteint lors d’une élection présidentielle dans la Russie post-soviétique.

La plupart des pays occidentaux n’ont envoyé aucun représentant à la cérémonie ponctuée d’une salve de coups de canon. Mais Paris a chargé son ambassadeur en Russie, Pierre Lévy, de représenter la France, ignorant l’appel au boycott lancé par Kiev.