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COP30 : Les villes africaines réclament des financements directs et un pouvoir accru face aux enjeux climatiques

À l’approche de la COP30 prévue en novembre 2025 à Belém, au Brésil, la mairie de Paris a réuni le 23 juin des élus municipaux du monde entier pour débattre de la réponse urbaine à l’urgence climatique. Alors que plus de 70 % de la population mondiale sera citadine d’ici 2050, les maires africains ont tiré la sonnette d’alarme, dénonçant le manque de financements accessibles pour adapter leurs villes aux effets croissants du dérèglement climatique. Inondations, vagues de chaleur ou encore érosion du littoral frappent de plein fouet les zones urbaines en expansion, souvent habitées par les plus vulnérables. Luc S. Atrokpo, maire de Cotonou, plaide pour un accès direct au Fonds vert pour permettre aux villes africaines de mettre en œuvre des actions concrètes de résilience, comme la végétalisation urbaine.

Mais au-delà des ressources financières, les élus locaux réclament davantage de compétences pour agir efficacement. Roger Mbassa Ndine, maire de Douala, pointe les blocages institutionnels, notamment sur le foncier, qui freinent l’aménagement durable des villes. À Nairobi, où plus de 90 % de l’énergie provient de sources renouvelables, le gouverneur Sakaja Arthur Johnson regrette que les villes africaines, malgré leur potentiel énergétique et écologique, restent classées à haut risque par les agences de notation, dissuadant les investissements. À quelques mois de la COP30, les maires africains appellent la communauté internationale à passer des engagements aux actes, soulignant que sans une mobilisation financière sérieuse, la lutte contre le changement climatique sur le continent restera largement entravée.

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