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Expo Osaka 2025 et trafic de visas : le Japon entame les premières arrestations et rapatriements de Guinéens

 

Alors que des rumeurs persistantes évoquent des tentatives de dissimulation en Guinée, les autorités japonaises ont d’ores et déjà enclenché des mesures concrètes face au scandale du trafic de visas ayant entaché la participation guinéenne à l’Exposition universelle d’Osaka 2025. Selon des sources fiables, plusieurs ressortissants guinéens entrés frauduleusement sur le territoire nippon sous couvert de cette mission officielle ont été arrêtés, puis rapatriés dans leur pays d’origine.

Les personnes concernées, soupçonnées d’avoir bénéficié de visas obtenus de manière frauduleuse, ont été embarquées à bord d’un vol Turkish Airlines reliant Osaka à Conakry, via Istanbul. Ce premier groupe de migrants clandestins aurait été expulsé après des enquêtes menées par les services d’immigration japonais, dans le cadre d’un démantèlement plus large du réseau impliqué.

En Guinée, l’affaire prend une tournure explosive. D’après nos informations, chaque migrant concerné aurait déboursé jusqu’à 65 millions de francs guinéens (environ 6 500 euros) pour intégrer ce réseau de faussaires, qui impliquerait plusieurs cadres du ministère du Commerce. L’Agence guinéenne de promotion des exportations (AGUIPEX), chargée de la coordination administrative de la délégation, aurait validé 134 noms officiellement. Pourtant, ce sont 171 Guinéens qui se sont finalement retrouvés à Osaka, soulevant de nombreuses interrogations sur les mécanismes de sélection et les complicités internes.

Pendant que la Direction centrale de la police judiciaire (DPJ) mène son enquête en Guinée, des voix s’élèvent pour dénoncer des pressions politiques visant à freiner l’investigation. Ce scandale, mêlant abus de pouvoir, corruption et immigration illégale, pourrait ternir durablement l’image du pays à l’international, à moins qu’une réponse judiciaire ferme ne soit engagée rapidement.

Mamadi Camara