Ce samedi 28 juin à Conakry. une vaste opération citoyenne de nettoyage du port de pêche de Téminétaye et de la plage Jetée , a été organisée par le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable. Elle s’inscrit dans le cadre de la célébration des journées mondiales de l’eenvironnemen.Cette activité presidée par le Premier ministre Amadou Oury Bah accompagné des ministres de l’Environnemnt et Développement durable Djami Diallo et des pêches et économie maritime Fatima a connu la participation de plusieurs cadres du ministère de l’environnement ainsi les acteurs de la société civile.

La ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Djami Diallo, a lancé un appel fort à la conscience collective autour de la problématique des déchets plastiques en Guinée.

Cette activité s’inscrit, selon elle, dans un vaste programme de sensibilisation des populations contre l’usage abusif du plastique. « Pour concrétiser la vision du Président de la République d’une Guinée propre et résiliente, il est impératif que tous les citoyens s’impliquent. Les pouvoirs publics, le secteur privé et les communautés doivent œuvrer de concert pour changer les comportements », a-t-elle déclaré.
La ministre a particulièrement insisté sur la nécessité pour le secteur privé de proposer des alternatives viables aux sachets plastiques, tout en rappelant les dangers que représente leur utilisation pour la santé publique. « Le plastique est un dérivé du pétrole. Sa dégradation dans l’environnement libère des substances toxiques, néfastes pour l’homme et pour la nature », a-t-elle averti.
Le Premier ministre , Amadou Oury Bah, a aussi ivré ses préoccupations face à l’urgence environnementale et les mesures à venir pour lutter contre l’insalubrité en Guinée.

Présent sur les lieux pour donner l’exemple, le chef du gouvernement a reconnu les difficultés physiques liées à ce type d’actions, qu’il dit avoir sous-estimées. « Participer à ce nettoyage m’a permis de prendre conscience, dans ma propre chair, que nettoyer les plages exige des moyens adaptés. On ne peut pas assainir de manière efficace et durable sans disposer d’équipements appropriés », a-t-il confié.
Au-delà de l’effort physique, le Premier ministre a attiré l’attention sur la gravité de la pollution plastique. Selon lui, « les déchets plastiques, souvent invisibles, empoisonnent progressivement nos mers, nos poissons et donc notre alimentation ». Il a souligné que cette pollution n’est pas qu’un problème esthétique, mais une menace sanitaire majeure.

S’exprimant sur la gestion des déchets et l’état général d’insalubrité dans plusieurs zones urbaines, M. Bah a dénoncé la complaisance de certains responsables locaux. « Les chefs de quartiers et autres autorités de proximité à qui l’on confie la gestion des lieux publics doivent assumer leurs responsabilités. Trop souvent, les initiatives prises sont abandonnées aussitôt lancées. Il faut rompre avec cette culture de la négligence », a-t-il martelé.

Le Premier ministre a annoncé une série de mesures concrètes pour améliorer l’assainissement dans le pays. Parmi les priorités figure la fermeture imminente de la décharge de Concasseur, à Conakry. Des études ont déjà été menées, et un plan de sécurisation du site est en cours. « Nous allons reverdir cette zone pour en faire un symbole de renaissance environnementale », a-t-il assuré.
Sur le plan institutionnel, le gouvernement entend accélérer la mise en place d’un dispositif efficace de pré-collecte, de collecte et de traitement des déchets. M. Bah a ainsi instruit le ministère de l’Administration du territoire, en collaboration avec la Mairie de Conakry et les services techniques, d’identifier rapidement les entreprises compétentes pour la gestion de ces services publics.
Enfin, le Premier ministre a rappelé que le ministère de l’Environnement et du Développement durable joue un rôle stratégique dans cette dynamique. Il a réaffirmé son ambition de faire de la propreté urbaine un véritable cheval de bataille de son action gouvernementale, non seulement à court terme mais sur la durée.
À travers cette déclaration, Amadou Oury Bah veut impulser un changement de mentalité et de gouvernance en matière d’environnement. Il appelle à la responsabilité collective pour faire de Conakry et des autres villes guinéennes des espaces sains, durables et accueillants. « Nous devons anticiper, planifier et surtout agir. Car l’environnement n’attend pas », a-t-il conclu.
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