Venue des États-Unis, la consommation détournée de la kétamine et de la xylazine inquiète de plus en plus les autorités sanitaires. Initialement utilisées en médecine vétérinaire — principalement pour les chevaux et les bovins — ces deux substances ont été transformées en drogues récréatives aux effets hallucinogènes et sédatifs puissants. Surnommées « drogues de cheval » ou « drogues du zombie », elles provoquent une dissociation de la réalité, une perte de repères et, dans le cas de la xylazine, une démarche ralentie et voûtée. Très prisées lors de fêtes clandestines ou consommées en privé pour « se détendre », ces drogues présentent pourtant des risques graves pour la santé physique et mentale, avec des effets secondaires tels que des troubles de la mémoire, des états dépressifs, et même des expériences de « mort imminente » lors de surdoses.

Malgré leur apparente accessibilité et les sensations recherchées par les usagers, la kétamine et la xylazine sont loin d’être anodines. Leur caractère addictif, les risques d’overdoses — notamment avec la xylazine — et leurs effets sur le système cardiovasculaire font d’elles des substances particulièrement dangereuses. Le danger est d’autant plus grand lorsqu’elles sont mélangées à d’autres drogues, comme le fentanyl, un opioïde extrêmement puissant. Cette combinaison, visant à prolonger les effets euphoriques, peut rapidement devenir mortelle. Dans plusieurs pays les autorités tirent la sonnette d’alarme face à cette nouvelle menace toxique qui s’étend discrètement mais sûrement.
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