À l’occasion d’un sommet consacré à l’intelligence artificielle, le président américain Donald Trump a présenté un plan stratégique visant à propulser les États-Unis au rang de puissance dominante dans le secteur de l’IA. Ce programme repose sur trois axes majeurs : le développement d’infrastructures, la diplomatie technologique et la lutte contre les biais idéologiques dans les systèmes d’IA.
« Nous ne laisserons aucune autre nation nous dépasser », a déclaré Donald Trump, brandissant un décret fraîchement signé. En rupture avec la politique plus prudente de son prédécesseur Joe Biden, ce plan se veut offensif et tourné vers la performance technologique. Élaboré à partir d’une vaste concertation lancée en février, il comprend 90 mesures, dont certaines seront mises en œuvre dans les semaines à venir.
Parmi les priorités : la construction accélérée de centres de données alimentés par de nouveaux projets énergétiques, grâce à une simplification des procédures de permis. Sur le plan international, Washington entend soutenir l’exportation de ses technologies IA, en mobilisant des institutions financières comme la FDC et la Banque américaine d’import-export.
Enfin, un volet idéologique : le président souhaite interdire aux agences gouvernementales l’usage de logiciels d’IA générative présentant des biais politiques ou idéologiques, affirmant vouloir « préserver une IA neutre et fidèle aux valeurs américaines ».
Ce programme s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la souveraineté technologique des États-Unis. Un cap que Donald Trump a également illustré en soutenant récemment une législation pionnière sur les cryptomonnaies.
rfi
