Dans la nuit du 30 au 31 juillet 2025, des pluies diluviennes se sont abattues sur la ville de Conakry, provoquant d’importantes inondations. La commune de Matoto a été particulièrement touchée, notamment les quartiers de Sangoyah et de Kissosso Bas-fonds, où l’on déplore des pertes en vies humaines ainsi que de lourds dégâts matériels.
Informés de la situation, les autorités locales, accompagnées du Directeur Général de l’Agence Nationale de Gestion des Urgences et Catastrophes Humanitaires (ANGUCH), se sont rendus sur les lieux afin de constater l’ampleur des dégâts.
Le président de la Délégation Spéciale de Matoto a exprimé sa compassion envers les familles endeuillées, tout en dénonçant les constructions anarchiques dans les zones inondables.
« C’est une situation très déplorable à Sangoyah Mosquée et à Kissosso, où trois personnes ont perdu la vie, et deux autres sont décédées dans la nuit, selon les policiers présents depuis hier. Chaque année, l’État donne des instructions pour la prévention des inondations, mais elles ne sont pas respectées. Cela entraîne malheureusement des conséquences dramatiques », a-t-il regretté.

De son côté, le Directeur Général de l’ANGUCH, M. Lanceï Touré, a précisé que la Guinée entre dans une phase active de gestion des catastrophes.
« Cette visite a pour but de s’enquérir de la situation humanitaire, d’évaluer les dégâts aux côtés des autorités communales, mais aussi de tirer des leçons. D’après les prévisions météorologiques, de fortes pluies sont encore attendues en août en raison du dérèglement climatique. Nous allons appliquer la même stratégie que celle utilisée à Coyah Bananeraie : réquisitionner des écoles et maisons de jeunes pour accueillir temporairement les populations vivant dans les zones à risque. L’objectif est de sauver des vies », a-t-il expliqué.
À souligner que plusieurs personnes sont encore portées disparues. Les recherches sont en cours, menées par les équipes de la protection civile avec l’appui des habitants.