À 100 jours de l’ouverture de la COP30, prévue du 10 au 21 novembre 2025, le Brésil confirme que la conférence mondiale sur le climat se tiendra bien à Belém, en pleine Amazonie. Ce maintien intervient malgré une vague de critiques de nombreux pays, notamment africains et insulaires, dénonçant l’explosion des prix de l’hébergement dans cette ville du nord du pays, peu dotée en infrastructures hôtelières. Certains établissements demanderaient plus de dix fois les tarifs habituels, atteignant jusqu’à 4 000 euros la nuit. Le président de la COP, André Correa do Lago, a reconnu le problème, tout en affirmant qu’« il n’y a pas de plan B ». Il rappelle qu’il s’agit d’un choix politique fort du Brésil de tenir cette COP en Amazonie.
Face à la pression de plusieurs délégations — dont celles de la Tanzanie et de petits États insulaires — qui menacent de ne pas participer faute de moyens, la présidence brésilienne tente de contenir la polémique. Une plateforme de logements à « prix abordables » a été lancée, avec des offres plafonnées à 220 dollars par nuit, voire à 50–70 dollars pour les pays les plus modestes. Mais ces efforts peinent à convaincre et une réunion est prévue dans la semaine à venir pour tenter d’apaiser la crise. En dépit de ces tensions, le Brésil reste inflexible sur le maintien de Belém comme ville hôte de cette édition symbolique.
RFI
