Les vagues de chaleur extrêmes, désormais plus fréquentes en Europe en raison du réchauffement climatique, ne se contentent pas d’éprouver le corps : elles affectent aussi l’esprit. Des études révèlent que les services psychiatriques enregistrent davantage de patients lors des pics de température, avec une hausse notable des passages aux urgences. Les personnes souffrant déjà de troubles psychiques, comme le trouble bipolaire, voient leurs symptômes s’aggraver, tandis que les traitements médicamenteux peuvent avoir des effets secondaires plus intenses en cas de déshydratation. Même les individus en bonne santé mentale peuvent ressentir une anxiété accrue, le corps réagissant par une surproduction de cortisol lorsque ses capacités d’adaptation sont dépassées.
Ce phénomène s’accompagne d’une montée de « l’éco-anxiété », particulièrement chez les jeunes, face à la multiplication des records de chaleur et aux signes tangibles de la crise climatique. Bien que non reconnue comme une pathologie, cette inquiétude persistante peut déclencher ou amplifier des troubles anxieux, surtout chez les personnes très engagées dans la défense de l’environnement. Les effets ne sont pas ressentis de manière égale : les conditions de logement, la situation économique et l’accès aux soins déterminent la vulnérabilité face à ces impacts. Les catastrophes climatiques, comme les incendies, peuvent par ailleurs engendrer un stress post-traumatique durable chez les populations directement touchées.
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