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Guinée : les Forces Vives dénoncent un « agenda de confiscation du pouvoir » de Mamadi Doumbouya

 

Réunies en plénière ce dimanche 10 août 2025, les Forces Vives de Guinée (FVG) ont vivement dénoncé ce qu’elles qualifient d’« agenda de confiscation du pouvoir » mené par le chef de la junte, le général Mamadi Doumbouya. Selon elles, le référendum constitutionnel prévu le 21 septembre prochain ne viserait qu’à « exonérer » le dirigeant militaire de son engagement de ne pas se présenter, ouvrant ainsi la voie à « une présidence à vie ».

Dans une déclaration ferme, les FVG accusent le pouvoir en place de violations répétées de la Charte de la Transition et d’atteintes graves aux droits humains. Elles citent notamment la répression meurtrière de manifestations, la disparition forcée d’activistes, la mort suspecte de personnalités en détention, des actes de torture contre des leaders d’opinion et le musèlement de la presse par la fermeture de médias critiques.

Les forces d’opposition rappellent que l’article 46 de la Charte de la Transition interdit au président de la Transition et aux membres du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) de se porter candidats aux futures élections. Elles invoquent également l’article 25 de la Charte africaine de la démocratie, qui proscrit toute participation des auteurs de changement anticonstitutionnel aux scrutins organisés pour rétablir l’ordre démocratique.

Pour les FVG, le maintien du général Doumbouya au pouvoir constituerait « un parjure assimilable à la haute trahison ». Elles appellent ainsi la population, les forces démocratiques et les partenaires internationaux à se mobiliser contre « cette dérive autoritaire », annonçant le lancement, à partir du 5 septembre, de manifestations pacifiques à l’échelle nationale et internationale.

Mais alors que l’appel se veut déterminé, une question reste entière : dans un contexte où l’espace politique est verrouillé et les manifestations interdites, cet appel à la mobilisation trouvera-t-il réellement un écho ?

Attendons de voir

Mohamed Keita