Les Conseillers Nationaux du CNT ont autorisé, à l’issue de sa plénière, la ratification de 4 accords majeurs portant sur des infrastructures routières, l’accès à l’eau potable , l’amélioration de la circulation et la sécurité . Ces textes avaient été minutieusement examinés en commissions entre mai et juin 2025, avec des débats intenses et des recommandations précises.

Le premier accord, conclu avec la Banque Africaine de Développement (BAD), finance à hauteur de 30 millions d’unités de compte (environ 336,5 milliards GNF) l’aménagement de la route inter-États Labé–Mali (ville)–Kédougou–Fongolembi. Les conseillers ont insisté sur l’accélération des travaux et la mobilisation rapide des contreparties nationales, rappelant les retards de la première phase financée par la BID.
Le second accord concerne le Projet Eau et Assainissement en Guinée (PEAG), soutenu par l’Association Internationale de Développement (IDA), la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) et d’autres bailleurs, pour un montant global de 669 millions USD. Il vise à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans le Grand Conakry, un secteur marqué par un déficit chronique estimé à 250 000 m³/jour. Les recommandations portent sur un suivi rigoureux, l’intégration des quartiers non desservis depuis plus de 15 ans, la rationalisation des forages et la prise en compte des effets du changement climatique.
Le troisième accord, signé avec le Fonds Koweïtien pour le Développement Économique des Pays Arabes, finance à hauteur de 12,8 millions USD la première phase de construction de l’échangeur d’Enco5. Objectif : fluidifier la circulation, sécuriser les usagers et dynamiser les échanges commerciaux. Le CNT préconise une meilleure coordination interministérielle, le respect des normes environnementales et l’intégration d’espaces pour les transports publics.
Le quatrième porte sur l’Accord de coopération sécuritaire signé en septembre 2024 à Riyad entre la Guinée et l’Arabie Saoudite, visant à renforcer la lutte contre le terrorisme, la cybercriminalité, la criminalité organisée, la traite des êtres humains et à protéger les infrastructures stratégiques. Composé de 13 articles, il prévoit échanges d’informations, formation d’agents, acquisition d’équipements et appui aux services de renseignement. Les conseillers ont recommandé l’implication accrue du ministère des Affaires étrangères, la mise à jour des données sur les ressortissants des deux pays et le recrutement d’agents arabophones et anglophones, avant de valider la ratification sous réserve de ces recommandations.
Pour les Commissions saisi au fond ces projets sont « pragmatiques, nécessaires et durables ». Leur réalisation est jugée essentielle pour stimuler le développement économique, améliorer la qualité de vie des populations et renforcer la sécurité et les infrastructures stratégiques du pays.
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