
Le sommet tenu en Alaska entre Donald Trump et Vladimir Poutine, le 16 août, n’a livré que très peu d’informations officielles, si ce n’est l’absence de cessez-le-feu. Le président américain a toutefois évoqué, via un message sur Truth Social, sa volonté de viser « directement un accord de paix » mettant fin à la guerre. Dans la foulée, les échanges diplomatiques se sont intensifiés entre Washington, Kiev et les capitales européennes. Selon une source diplomatique, les États-Unis auraient proposé à l’Ukraine une garantie de sécurité proche de l’article 5 de l’Otan, mais sans adhésion formelle à l’Alliance. Une rencontre est prévue dès lundi à Washington entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, perçue comme le seul acquis concret pour Kiev à ce stade, même si l’incertitude demeure quant aux perspectives d’un accord avec Moscou.
Face à cette situation, les dirigeants européens se sont mobilisés pour coordonner leurs positions. Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Giorgia Meloni, Keir Starmer, Ursula von der Leyen et le secrétaire général de l’Otan, Marc Rutte, ont tenu une réunion conjointe avec Trump et Zelensky afin d’afficher une volonté commune : maintenir la pression sur la Russie par les sanctions et soutenir l’Ukraine dans ses choix souverains. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a toutefois mis en garde contre un excès d’optimisme, rappelant que Moscou poursuivait ses bombardements et ne montrait aucun signe de vouloir la paix. Elle a appelé à renforcer l’aide militaire et à accélérer le réarmement de l’Europe, une position partagée par plusieurs dirigeants du continent.
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