Le drame de Manéah continue de révéler son lot de pertes humaines. Initialement établi à neuf victimes dans la matinée, le bilan du glissement de terrain s’élève désormais à treize morts.
Peu après la visite du ministre Mory Condé, deux corps ont été retrouvés sous les décombres. Quelques heures plus tard, les secouristes ont extrait les dépouilles d’un enfant et de sa mère, ensevelis dans les gravats. Ces découvertes ont été rendues possibles grâce aux engins lourds et aux équipes mobilisées sur le site.
Les recherches se poursuivent toujours, mais l’espoir de retrouver des survivants s’amenuise au fil des heures. L’ampleur des dégâts matériels reste difficile à déterminer, et le bilan humain pourrait encore évoluer.
Ce drame, au-delà de l’émotion qu’il suscite, interpelle sur la nécessité d’une vigilance collective. La prévention des catastrophes naturelles ne relève pas seulement des autorités, mais aussi des communautés, des urbanistes et de chaque citoyen. La tragédie de Manéah rappelle ainsi que la responsabilité face aux risques environnementaux est partagée et doit se traduire par des actions concertées et durables.
Mohamed Keita




