SpaceX, la société d’Elon Musk, s’apprête à effectuer ce dimanche 24 août un nouveau test de sa mégafusée Starship, depuis la base de lancement du Texas. Conçue pour de futures missions vers la Lune et Mars, cette fusée géante — la plus puissante jamais construite — a déjà connu une série d’essais marqués par des explosions spectaculaires et des avaries techniques. Pour ce dixième vol, l’entreprise entend tester la solidité du bouclier thermique, le rallumage du moteur en orbite et la capacité de l’appareil à revenir dans l’atmosphère de manière contrôlée, après un tour complet de la Terre.
Elon Musk, malgré les échecs passés, affiche un optimisme débordant, allant jusqu’à promettre de premiers départs vers Mars dès 2026, tandis que la mission Artemis de la Nasa, qui doit utiliser Starship pour ramener des astronautes sur la Lune, reste prévue pour 2027. Mais les déconvenues répétées suscitent le doute et la pression est maximale : un nouvel échec fragiliserait non seulement la stratégie de SpaceX, fondée sur des essais multiples, mais aussi l’image du leadership américain dans la conquête spatiale. Soutenu par le feu vert des autorités aéronautiques pour multiplier les lancements, Musk bénéficie toutefois d’un appui politique, notamment celui de Donald Trump, qui plaide pour un allègement des contraintes administratives sur les activités spatiales privées.
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