Lors d’une conférence de presse,ce mercredi 3 septembre à Conakry, la directrice générale des élections, Djenabou Touré, est revenue sur les raisons ayant conduit à la suspension de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), dirigée par Cellou Dalein Diallo. Elle a pointé du doigt de sérieux dysfonctionnements internes au sein du parti, allant de la gestion des finances à la violation des dispositions statutaires. Selon elle, la sanction est la conséquence directe d’un manque de transparence et de respect des règles établies.
Parmi les griefs évoqués, Mme Touré a dénoncé une gestion financière jugée opaque, en particulier autour de la construction du siège du parti estimé à plus de 10 milliards de francs guinéens. Elle a exprimé ses doutes sur l’origine et la traçabilité des fonds, soulignant l’absence de documents comptables fiables. La directrice des élections a également reproché au parti de n’avoir pas organisé de congrès statutaire depuis 2015, substituant de manière irrégulière une convention nationale à ce rendez-vous prévu par les textes internes.
Enfin, elle a insisté sur un fonctionnement jugé antidémocratique, où le président du parti concentre entre ses mains des pouvoirs qui devraient relever d’organes collectifs, comme le conseil politique. Djenabou Touré a martelé que la suspension de l’UFDG ne visait pas à porter atteinte à la charte des partis politiques, mais à rappeler l’importance du respect des statuts, tout en précisant que d’autres formations politiques pourraient faire l’objet des mêmes observations.
Mohamed Keita
