Israël a revendiqué une frappe aérienne menée le 9 septembre à Doha contre de hauts responsables du Hamas, qui, selon le mouvement islamiste, auraient survécu malgré la mort de six personnes. L’attaque est intervenue alors que des négociateurs du Hamas discutaient d’une proposition de cessez-le-feu portée par le président Trump. Le Qatar, médiateur clé dans le conflit, a dénoncé une « violation flagrante de sa souveraineté » et menacé de riposter. Washington, tout en reconnaissant la légitimité de cibler le Hamas, a exprimé son mécontentement face à une opération menée sans consultation préalable.
Cette frappe suscite une onde de choc diplomatique : Israël justifie son action par un attentat du Hamas survenu la veille à Jérusalem-Est, tandis que le Premier ministre qatari appelle la région à réagir collectivement. Les familles d’otages, elles, redoutent un coup d’arrêt aux négociations et craignent que leurs proches paient le prix de cette escalade. Alors que 47 captifs sont toujours détenus à Gaza, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence, sur fond de condamnations internationales venant notamment de pays arabes, de la Turquie et de la France.
Rfi.fr
