L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a été condamné, jeudi 11 septembre 2025, à 27 ans et trois mois de prison par la Cour suprême pour tentative de coup d’État. Reconnu coupable d’avoir voulu empêcher le retour au pouvoir de Luiz Inacio Lula da Silva après sa défaite en 2022, il a été jugé responsable d’avoir dirigé une « organisation criminelle armée » destinée à maintenir son autorité par la force. Inéligible jusqu’en 2030 et assigné à résidence à Brasilia, Bolsonaro n’a pas assisté aux audiences pour raisons de santé, selon sa défense.
Ce procès historique, le premier visant un ancien chef d’État pour de telles accusations, divise profondément une société brésilienne encore marquée par le souvenir de la dictature militaire.
Le verdict a provoqué des réactions contrastées. Tandis que Lula a affirmé que « Bolsonaro a tenté de mener un coup d’État » et que « des dizaines de preuves » existent, le juge Luiz Fux a été le seul à plaider pour la relaxe, dénonçant un dossier insuffisamment étayé.
Dans le camp bolsonariste, certains dénoncent une « persécution suprême », tandis qu’aux États-Unis, Donald Trump et son administration ont réagi avec virulence. Washington a annoncé des sanctions économiques, l’annulation de visas de juges brésiliens et promis des représailles contre ce qu’elle qualifie de condamnation « injuste », ouvrant ainsi une crise diplomatique inédite entre les deux pays.
source rfi.fr
