L’Agence belge de coopération internationale (Enabel), en partenariat avec l’Union Européenne, a présenté ce mardi 30 septembre à Conakry ,les résultats du projet « Formation et suivi à la phase pilote de modules de gestion des déchets solides dans les écoles des communes du Nord », mis en œuvre dans le cadre du programme SANITA Villes Propres 2.
Ce projet a permis de sensibiliser 12 341 élèves, dont 5 861 filles (47,49 %), dans 25 écoles pilotes des communes de Coyah, Manéah, Sanoyah, Kagbelen et Dubréka. La Direction préfectorale de l’éducation (DPE) de Coyah concentre à elle seule 60 % des effectifs, soit 7 460 élèves, tandis que celle de Dubréka couvre 40 % (4 881 élèves).
Ouvrant la rencontre, le directeur général de l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique (ANASP), Mamoudou Diané, a salué une initiative qui place l’éducation citoyenne au centre de la lutte contre l’insalubrité.
« L’initiative qui nous réunit fait de l’éducation le levier essentiel du changement de comportements, pierre angulaire d’un développement durable », a-t-il déclaré, remerciant l’Union Européenne pour son appui financier, Enabel pour son pilotage et l’ONG ODIC pour la mise en œuvre opérationnelle.
Des modules intégrés aux disciplines scolaires

Selon El Hadj Abdoulaye Bademba Bah, président de l’ONG Organisation pour le Développement Intégré Communautaire (ODIC), la gestion des déchets solides n’est pas une matière supplémentaire mais un contenu transversal intégré dans plusieurs disciplines.
« Ce projet a permis d’améliorer les contenus d’enseignement et d’apprentissage, tout en inculquant aux élèves les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement. Ils deviennent ainsi des acteurs responsables et des relais de sensibilisation au sein de leurs familles et communautés », a-t-il expliqué.
L’école, vecteur stratégique de la sensibilisation

De son côté, Saïd Karmaoui, directeur pays d’Enabel Guinée, a souligné que les écoles constituent un puissant vecteur de changement. Après une première phase réussie à Conakry avec SANITA Villes Propres 1, l’expérience a été étendue à 25 établissements pilotes grâce à l’appui des communes et des directions régionales et préfectorales de l’éducation.
Deux modules pédagogiques ont été conçus et enseignés, permettant aux élèves de devenir de véritables « ambassadeurs de bonnes pratiques ».

Un appel à élargir l’initiative à d’autres établissements
La conseillère principale du ministre de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Mme Bah Aissata Kaba, a rappelé que la salubrité publique est une priorité nationale inscrite dans le programme Simandou 2040. Elle a invité les acteurs à travailler ensemble pour garantir la durabilité des acquis.

Le gouvernorat de Conakry, représenté par Mohamed Sacko, a pour sa part salué l’initiative et souligné que la sensibilisation demeure un levier majeur pour vaincre l’insalubrité. Avant de recommander l’extension du projet à d’autres écoles à travers le pays, afin de renforcer l’impact et d’ancrer durablement les bonnes pratiques d’assainissement dans le système éducatif guinéen. De son côté, le représentant du ministère de l’Enseignement préuniversitaire, Macky Bah, a assuré que les résultats du projet seront intégrés aux nouveaux programmes scolaires.
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