En 2025, un cap inédit a été franchi : pour la première fois dans l’histoire, les énergies renouvelables ont produit plus d’électricité que le charbon à l’échelle mondiale. Selon les données publiées par Ember et confirmées par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), cette évolution marque un véritable basculement du système énergétique mondial. Le solaire et l’éolien, longtemps considérés comme des alternatives complémentaires, deviennent désormais les piliers de la production électrique mondiale. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de forte demande énergétique mondiale, tirée par l’électrification croissante des transports, de l’industrie et des ménages.
La croissance spectaculaire du solaire, qui a progressé de plus de 30 % en un an, a couvert la quasi-totalité de l’augmentation de la demande mondiale en électricité. L’éolien, en parallèle, a consolidé sa place, soutenant la baisse de la production issue du charbon et du gaz. Ce tournant symbolise le début d’un découplage entre croissance économique et émissions fossiles, soutenu par la baisse continue du coût des technologies propres. Le solaire, devenu ultra-compétitif, s’impose désormais comme la principale source d’énergie nouvelle, notamment dans les pays émergents d’Asie et d’Afrique, où il alimente la croissance et l’accès à l’électricité.
Cependant, cette révolution énergétique reste inégalement répartie. Tandis que la Chine et l’Inde accélèrent leur transition grâce à des investissements massifs dans le solaire et l’éolien, les États-Unis et une partie de l’Europe connaissent un recul lié à des politiques énergétiques fluctuantes, à des conditions climatiques défavorables ou à un manque de capacités de stockage. Cette situation met en lumière les nouveaux défis mondiaux de la transition énergétique : combiner rapidité de déploiement, équité entre régions et innovations technologiques durables pour stocker l’énergie propre. L’année 2025 restera ainsi comme celle d’un tournant décisif, mais encore fragile, vers un monde où le soleil et le vent redessinent la carte du pouvoir énergétique.
