Au Mali, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda, ont franchi un nouveau cap dans leur volonté d’imposer leurs règles à la population. Après avoir instauré un embargo sur le carburant provoquant une grave pénurie, ils exigent désormais que toutes les femmes portent le voile dans les transports publics. Cette décision, annoncée le 17 octobre, provoque colère et inquiétude parmi les Maliens. Certaines femmes refusent de se soumettre à ce diktat religieux, affirmant que leur foi ne saurait être dictée par la peur, tandis que d’autres, par crainte de représailles, se résignent à obéir.
Dans plusieurs régions, les populations déjà sous le contrôle des jihadistes vivent dans un climat d’oppression, soumises à des règles strictes allant de l’interdiction de l’école publique à l’imposition de codes vestimentaires. L’armée malienne, affaiblie, peine à assurer leur sécurité. En parallèle, les transporteurs routiers, visés par des accusations de complicité avec les groupes armés, ont déclenché une grève illimitée en signe de protestation. Cette crise, mêlant insécurité, pénurie de carburant et restrictions imposées par le Jnim, plonge le pays dans une situation de tension extrême et met en lumière la vulnérabilité persistante des civils face à la montée du radicalisme.
Source rfi.fr




