La Direction générale des élections (DGE) a tenu ce vendredi une importante session d’information consacrée à la présentation de l’état d’exécution du chronogramme préparatoire de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025. La rencontre, organisée dans un réceptif hôtelier de Conakry, a réuni des représentants des partis politiques, des organisations de la société civile , des médias ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Lors de cette session, la Directrice générale de la DGE, Mme Djenabou Touré, a fait le point sur l’ensemble des dispositions prises pour garantir un scrutin crédible, transparent et inclusif. Elle a notamment clarifié plusieurs zones d’ombre, dont celle relative à la divergence d’âge minimum pour se présenter à l’élection présidentielle, figurant dans le Code électoral et la Constitution.
« Nous avons une Constitution qui prime sur la loi organique », a-t-elle rappelé, levant ainsi toute confusion sur la question.
Mme Touré a par ailleurs annoncé que pour ce scrutin, un bulletin unique sera utilisé. La position des candidats sur ce bulletin sera déterminée par un tirage au sort, organisé après la publication de la liste définitive des candidatures. À ce jour, aucune candidature, ni indépendante ni issue d’un parti politique, n’a encore été officiellement déposée. La liste rendue publique récemment ne concerne, selon la DGE, que les partis et personnes ayant déclaré leur intention de participer à l’élection.
S’agissant du cadre organisationnel, la Directrice de la DGE a précisé que 118 310 membres de bureaux de vote seront mobilisés sur l’ensemble du territoire national. Leur formation débutera dès la semaine prochaine dans les 375 communes urbaines et rurales du pays. Les Commissions administratives de centralisation des votes (CACV) seront maintenues pour assurer la transparence du dépouillement.
Par ailleurs, la DGE a informé les participants de la création de la Commission de réception et de validation des parrainages pour les candidats indépendants, précédée d’une Commission financière ayant fixé la caution à 900 millions de GNF et le plafond des dépenses électorales à 40 milliards de GNF. Une partie du matériel électoral déjà utilisée lors du référendum sera réemployée pour la présidentielle, tandis que le reste sera acheminé au début du mois de décembre. Quant aux matériels sensibles, leur déploiement interviendra à la veille du premier tour.
Mme Touré a également rappelé que la gestion des candidatures relève exclusivement de la Cour suprême, seule habilitée à recevoir, examiner et valider les dossiers. Le dépôt des candidatures prendra fin le 3 novembre à 23 h 59. En cas de second tour, celui-ci est prévu pour le 1er février 2026.
Selon la Directrice générale des Élections, à ce jour, aucune candidature pour l’élection présidentielle du 28 décembre n’a encore été déposée à la Cour suprême, institution habilitée à recevoir et valider les dossiers.
À l’issue de cette rencontre, les représentants des partis politiques et de la société civile ont unanimement salué la transparence et la clarté des explications fournies par la DGE.
« Nous sortons de cette session mieux informés et rassurés sur le sérieux du processus en cours », a déclaré un représentant de la société civile.
Un responsable politique a, pour sa part, salué « la démarche participative et la volonté de dialogue constant » affichées par la DGE.
Cette session d’information, riche en échanges et en clarifications, a ainsi permis de renforcer la confiance des acteurs électoraux et de confirmer la détermination de la DGE à conduire un processus électoral apaisé et crédible, dans le strict respect des délais constitutionnels.
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