La Guinée a amorcé sa rupture générationnelle depuis la période de mon président Dadis. Elle est symbolisée par la poétique pensée du bouillant Capitaine : » Tu ne peux pas faire ton temps et faire le temps de tes enfants ou de tes petits-enfants ».
Depuis, j’ai pris, à mon niveau, des mesures psychologiques qui me permettent d’accepter consciemment la soumission aux » enfants ».
Puis vint un » vieux », très cultivé. Animal politique. Dans plusieurs discours, notamment dans un prononcé, sans papier en main, en Guinée Forestière, on l’a entendu dire: »Je laisserai ce pays dans les mains de la jeunesse ». Et de poser la question : »Êtes vous prêts à prendre le pouvoir? » Aux jeunes de répondre par un » Oui » retentissant.
Alors que des jeunes se saississent de ce pouvoir, simple respect d’une logique politique. Qui sent tout de meme de la prémonition !
La rupture est consommée. Elle devrait donner naissance à la complémentarité. Au nom de l’adage intemporel : » Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait! ».
Heureusement qu’il existe, ici et là, des indicateurs de complémentarité générationnelle visibles et audibles. Ils sont nombreux dans le parler courant. Quelques-uns : » Doyen », » Tonton », » Papa », » Maman », « La sœur », » Bibliothèque ».
Personnellement, m’appeler » Papa », » Bibliothèque « et/ou » Doyen » par plus jeune que moi me procure beaucoup de plaisir, et me rappelle que je suis » Vieux », que je suis respecté, que je dois forcément transmettre ce que j’ai reçu.
Facely 2 MARA




