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COP31 : La Turquie pressentie comme hôte, l’Australie décroche la présidence dans un compromis inédit

 

La Turquie et l’Australie ont finalement trouvé un accord inattendu pour l’organisation de la COP31, après plusieurs jours de tensions en marge de la COP30 à Belém. Selon ce compromis, la conférence de 2026 devrait se tenir à Antalya, tandis que Canberra en assurerait la présidence et la conduite des négociations. Une répartition inhabituelle des rôles, alors que les deux pays étaient en concurrence directe pour accueillir l’événement au nom du groupe « Europe occidentale et autres États ». Si la Turquie renonce à présider les discussions, l’Australie obtient un rôle central dans la gestion du processus diplomatique.

Cette solution, encore en attente de validation officielle par les 196 États parties à la CCNUCC, permettrait d’éviter une COP organisée par défaut à Bonn, en Allemagne, faute de consensus – un scénario jugé « irresponsable » par le ministre australien Chris Bowen. Le ministre a insisté sur l’importance de ce compromis, d’autant plus que la pression montait après la désignation de l’Éthiopie comme hôte de la COP32. Toutefois, cette présidence australienne suscite déjà des attentes fortes de la société civile, notamment concernant la sortie progressive des énergies fossiles et le respect des engagements climatiques dans le Pacifique, région particulièrement vulnérable.

Pour Canberra, cette présidence est présentée comme une opportunité d’amplifier la voix des États insulaires du Pacifique, partenaires privilégiés et premières victimes du dérèglement climatique. Une réunion préparatoire se tiendra d’ailleurs dans ces territoires afin de promouvoir le Fonds pour la résilience du Pacifique. Malgré les enjeux géopolitiques, plusieurs observateurs rappellent que les progrès attendus en 2026 dépendront surtout de l’accélération des engagements de décarbonation, plus que du choix du pays hôte.