Près de quatre-vingts dirigeants africains et européens se réunissent les 24 et 25 novembre à Luanda pour le septième sommet conjoint UA–UE, placé sous le thème : « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif ». Au programme : deux grandes sessions axées sur la paix, la sécurité, la gouvernance et les enjeux migratoires. Les crises en Ukraine, au Soudan, dans l’est de la RDC ou encore au Sahel seront au cœur des échanges, tout comme les questions de mobilité et de citoyenneté. Organisé pour la troisième fois sur le sol africain depuis 2000, ce rendez-vous doit permettre de revisiter un partenariat vieux de 25 ans, que le président du Conseil européen, Antonio Costa, souhaite « robuste, équilibré et tourné vers l’avenir ».
Mais l’avenir de cette relation reste traversé de défis. Selon plusieurs experts présents à Luanda, l’Afrique et l’Europe doivent repenser un partenariat longtemps marqué par une logique inégale, aujourd’hui bousculée par les transformations géopolitiques mondiales. L’initiative européenne Global Gateway, dotée de 300 milliards d’euros d’ici 2027 dont 150 milliards pour l’Afrique, illustre cette volonté de changement, même si certains appellent à veiller à ne pas réduire la coopération à une logique purement commerciale. L’UE, désormais premier bailleur humanitaire dans des pays comme la RDC, cherche un équilibre entre investissements, aide d’urgence, valeurs démocratiques et défense des droits humains, dans un contexte où d’autres acteurs internationaux comme la Chine et la Russie avancent leurs propres modèles de partenariat.



