Après son bref passage à Dakar avant de rejoindre Brazzaville, le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló a suscité de nombreuses réactions, notamment après les propos du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko évoquant une possible « combine » autour du coup d’État survenu à Bissau. Malgré ces commentaires, les autorités sénégalaises maintiennent une ligne claire et constante : la Guinée-Bissau doit revenir à l’ordre constitutionnel, avec une reprise rapide du processus électoral. Ce positionnement est particulièrement suivi de près, compte tenu des relations solides entre les deux pays et du rôle clé qu’avait joué Embaló dans la médiation du conflit en Casamance.
Dans les prochains jours, le président Bassirou Diomaye Faye, ou l’un de ses ministres, devrait participer à la mission de la Cédéao dépêchée à Bissau pour entamer un dialogue avec les militaires au pouvoir. De leur côté, plusieurs organisations ouest-africaines de défense des droits humains qualifient les événements en cours de « simulacre de coup d’État », qu’elles estiment destiné à confisquer les résultats du scrutin du 23 novembre. Elles appellent ainsi la Cédéao à proclamer sans délai les résultats officiels, afin d’éviter une nouvelle crise politique dans la sous-région.




