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Présidentielle 2025 : en exil, Cellou Dalein Diallo appelle à l’abstention et dénonce un scrutin « joué d’avance »

 

Depuis son exil, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Elhadj Cellou Dalein Diallo, a annoncé qu’il ne donnera aucune consigne de vote pour l’élection présidentielle du 28 décembre. Il accuse le pouvoir de préparer une « mascarade électorale » aux résultats « verrouillés à l’avance ».

Dans une déclaration publiée dimanche 7 décembre, le leader de l’opposition estime que le scrutin n’a d’autre objectif que d’offrir une légitimité de façade au général Mamadi Doumbouya. « Il ne s’agit pas d’une élection, mais d’un simulacre destiné à entériner la confiscation du pouvoir », affirme-t-il.

Un processus jugé entièrement contrôlé par le pouvoir

L’UFDG rejette également la mise en place du comité inter-partis et s’oppose à l’organisation du scrutin par le ministère de l’Administration du territoire, dirigé par un général placé sous l’autorité directe du chef de l’État. Selon Cellou Dalein Diallo, l’ensemble de l’appareil administratif chargé du processus – gouverneurs, préfets, sous-préfets, délégations spéciales, chefs de quartiers et de districts – est constitué d’officiers nommés par décret.

« Un scrutin piloté par des responsables dépendant du candidat Mamadi Doumbouya ne peut produire une élection crédible », martèle-t-il.

Boycott total de l’UFDG

Conséquence : l’UFDG annonce qu’il ne participera « ni directement, ni indirectement » au vote, et ne soutiendra aucun candidat engagé dans ce qu’il appelle « un second coup d’État contre la souveraineté populaire ».

Pour son leader, le boycott constitue un acte de résistance : « Refuser de participer, c’est défendre la République et les droits du peuple à choisir librement ses dirigeants. »

Violences et dérives dénoncées

Pour étayer sa position, Cellou Dalein Diallo énumère une série de violations attribuées au régime :
– la mort de plus de 60 manifestants à Conakry ;
– le décès de 134 citoyens lors des événements du stade de N’zérékoré ;
– plusieurs disparitions forcées ;
– les décès suspects en détention du général Sadiba Koulibaly et du colonel Célestin Bilivogui ;
– la répression de leaders politiques, dont Aliou Bah ;
– des actes d’intimidation visant des avocats, activistes et familles de journalistes.

« Un acte patriotique »

Au vu de ces faits, le leader de l’UFDG appelle ses militants et les citoyens « épris de démocratie » à ne pas cautionner le scrutin : « Votre abstention, dans la paix et la dignité, sera un acte de résistance et de patriotisme », insiste-t-il.

Il conclut en réaffirmant son engagement : « La Guinée mérite des institutions fortes et des dirigeants intègres élus à travers des processus transparents. L’UFDG continuera ce combat jusqu’au rétablissement de la démocratie et de l’État de droit. »

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