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Guinée : le ministère de l’Administration du territoire maintient la suspension de l’UFDG

 

Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD) a annoncé le maintien de la mesure de suspension visant l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), à l’issue de l’examen des dossiers complémentaires transmis par la formation politique.

Dans une correspondance officielle adressée au président de l’UFDG, le ministre rappelle que cette décision fait suite à l’arrêté N°0011/MATD/DGAP/CAB/2025 du 20 août 2025, qui avait suspendu le parti pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours. Selon les conclusions de la Commission d’évaluation mise en place par le département, plusieurs manquements jugés « substantiels » aux textes légaux et réglementaires encadrant les partis politiques en République de Guinée demeurent non corrigés, malgré la coopération du parti et les documents produits.

Parmi les principales irrégularités relevées figurent notamment la non-organisation de congrès depuis 2015, l’absence de procès-verbaux électifs au niveau des structures déconcentrées, la substitution d’une convention nationale à un congrès statutaire en violation des textes internes, ainsi que la composition irrégulière des organes de direction à travers des nominations non conformes. Le ministère évoque également la poursuite de l’animation d’activités politiques dans les démembrements du parti, depuis l’extérieur, en dépit de la décision de suspension en vigueur.

Au regard de ces constats, le ministre notifie le maintien de la suspension de l’UFDG jusqu’à la satisfaction totale des exigences légales rappelées. Il précise par ailleurs qu’en application de l’article 51 de la Loi organique L/2025/035/CNT portant régime des partis politiques et autres organisations à caractère politique, la formation dispose d’un délai strict de six (6) mois, à compter du 25 novembre 2025, pour se conformer intégralement aux nouvelles dispositions légales.

À défaut de régularisation dans ce délai, l’UFDG s’exposerait à la perte de son statut juridique, conformément aux prescriptions de la loi, avertit le ministère.

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