Objet incontournable du quotidien, le smartphone évolue aujourd’hui dans un marché arrivé à maturité. Après des années de forte croissance, le secteur fait face à un ralentissement structurel : les consommateurs renouvellent moins souvent leurs appareils, les innovations paraissent moins marquantes et les marges des fabricants, notamment sur l’entrée et le milieu de gamme, sont sous pression. Dans ce contexte déjà fragile, une étude de Counterpoint Research annonce pour 2026 une possible baisse allant jusqu’à 2 % des livraisons mondiales de smartphones, non pas par manque de demande, mais en raison de contraintes industrielles majeures.
Au cœur du problème figure une pénurie de puces mémoire, composants essentiels au bon fonctionnement des smartphones. Cette rareté est largement alimentée par l’explosion de l’intelligence artificielle, qui capte une part croissante de la production mondiale de semi-conducteurs. Les géants du numérique, engagés dans le développement de centres de données toujours plus puissants, sont prêts à payer des prix élevés pour sécuriser ces ressources stratégiques, jugées plus rentables que l’électronique grand public. Résultat : une offre limitée, des coûts en hausse et, à terme, des smartphones plus chers et potentiellement moins innovants, incitant les consommateurs à conserver plus longtemps leurs appareils actuels.
source rfi
