L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé, dans un communiqué publié le 14 janvier 2026 à Genève, que l’année 2025 se classe parmi les trois années les plus chaudes jamais observées depuis le début des relevés en 1850. Selon l’analyse consolidée de huit jeux de données internationaux, la température moyenne mondiale a dépassé de 1,44 °C les niveaux de l’ère préindustrielle (1850-1900). Cette confirmation s’inscrit dans une tendance lourde : les onze dernières années, de 2015 à 2025, sont les plus chaudes jamais enregistrées, malgré l’influence ponctuelle de phénomènes naturels comme La Niña, qui n’a pas inversé le réchauffement de fond.
L’OMM souligne que cette hausse persistante des températures est principalement liée à l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, avec des conséquences directes sur l’intensification des événements climatiques extrêmes,. Notamment les vagues de chaleur, les fortes précipitations et les cyclones tropicaux.
Le réchauffement des océans, qui absorbent près de 90 % de l’excès de chaleur du système climatique, constitue également un indicateur majeur de cette évolution. Face à ces constats, l’organisation insiste sur l’importance cruciale de la surveillance climatique mondiale, de l’échange international de données et du renforcement des systèmes d’alerte précoce afin de soutenir la prise de décision et l’adaptation des sociétés au changement climatique.




