La sentence est tombée. À la suite des graves incidents survenus lors de la rencontre face au Hafia FC, la Commission de Discipline de la Ligue Guinéenne de Football Professionnel (LGFP) a décidé de frapper fort. L’AS Kaloum écope d’un ensemble de sanctions lourdes, conséquence directe des débordements enregistrés lors de ce match sous haute tension.
Un derby qui a viré au chaos
Ce mardi 24 février 2024, au stade Petit Sory de Nongo, ce qui devait être une affiche prestigieuse du championnat guinéen a malheureusement sombré dans la violence. Jusqu’à la 69e minute, la rencontre se déroulait dans un climat globalement maîtrisé.
Le tournant du match intervient lorsqu’un but de l’AS Kaloum est annulé pour une faute de main. Cette décision arbitrale déclenche une vive contestation dans les tribunes. Des supporters kaloumkas envahissent certaines zones du stade, notamment l’espace réservé aux visiteurs, provoquant des actes de vandalisme.
Malgré une tentative de reprise, une nouvelle vague de tensions éclate à la 87e minute. Les officiels sont pris à partie, rendant impossible la poursuite normale de la rencontre. Face à la gravité des faits, la Commission Normes, Éthique et Discipline s’est réunie en urgence pour statuer.
Des sanctions disciplinaires exemplaires
Au regard des incidents recensés , injures, destructions de biens publics et agressions , la LGFP a opté pour une réponse ferme :
Quatre matchs à huis clos : L’AS Kaloum disputera ses quatre prochaines rencontres à domicile sans public.
Interdiction de déplacement des supporters : Les fans du club sont bannis des matchs à l’extérieur jusqu’à la fin de la saison 2025-2026.
Amende financière : Une pénalité de 16 millions de francs guinéens (GNF) a été infligée au club.
Obligation de réparation : Le club dispose d’un délai de huit jours pour indemniser les dégâts matériels causés au stade de Nongo, sous peine de forfait pour ses prochaines rencontres.
La menace de poursuites judiciaires
Au-delà du volet sportif, la Ligue a averti que les individus identifiés grâce aux images de vidéosurveillance ou aux publications sur les réseaux sociaux pourraient faire l’objet de poursuites pénales. Un signal fort envoyé pour lutter contre l’impunité dans les stades guinéens.
Pour l’AS Kaloum, le défi s’annonce désormais considérable : poursuivre la saison sans l’appui de son public et sous forte pression disciplinaire et financière. Une situation qui pourrait peser lourd dans la course au maintien et dans l’image du club historique de Kaloum.
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