La mission de restitution du plan d’action opérationnel de gestion des déchets solides dans les 13 communes de Conakry a officiellement pris fin vendredi 3 avril 2026. Les dernières étapes se sont déroulées dans les communes de Kagbelen, Sanoyah et Manéah, en présence des autorités du Gouvernorat ainsi que de la Direction générale de l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique (ANASP). Cette clôture marque l’aboutissement d’un processus engagé dans le cadre de la réforme du système d’assainissement urbain de la capitale guinéenne.

Selon les responsables impliqués, le plan d’action se veut désormais le cadre de référence unique en matière de gestion des déchets. Structuré autour de 11 axes prioritaires, il repose sur des objectifs mesurables et un mécanisme de suivi-évaluation destiné à améliorer la performance des services d’assainissement. Une phase transitoire de 60 jours est accordée aux communes pour renforcer leurs capacités et corriger les insuffisances relevées. À terme, les autorités annoncent une obligation de résultats, avec des mesures correctives envisagées en cas de contre-performance, y compris la réorganisation des dispositifs existants ou le recours à de nouveaux opérateurs.
Par ailleurs, cette nouvelle étape s’accompagne d’un renforcement de la régulation du secteur. Des évaluations ciblées seront menées dans les zones jugées moins performantes, avec la possibilité de lancer de nouveaux appels d’offres ou de résilier certains contrats. Les communes concernées ont, de leur côté, réaffirmé leur engagement à appliquer les orientations définies, notamment en intégrant progressivement le tri des déchets à la source.
Au-delà de la phase de planification, les autorités annoncent le lancement de plusieurs chantiers structurants, dont le transfert de la décharge de Dar es Salam, la valorisation des déchets à des fins énergétiques, ainsi que la recherche de financements pour soutenir un modèle économique durable. Un Forum national de l’assainissement est également envisagé. Cette dynamique marque, selon les autorités, une nouvelle étape dans la modernisation du système de gestion des déchets dans la capitale.




