À l’ouverture de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, mardi 22 septembre 2026 à New York, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a prononcé son dernier discours à ce poste. À quelques mois de la fin de son mandat, il a appelé à une réforme profonde des institutions internationales, notamment du Conseil de sécurité.
Antonio Guterres a estimé que la composition actuelle du Conseil de sécurité ne reflète plus les réalités du monde contemporain. Selon lui, l’organisation demeure largement structurée autour des puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale, alors que l’équilibre politique mondial a considérablement évolué depuis 1945.
Le secrétaire général de l’ONU a particulièrement insisté sur la situation de l’Afrique. Il a souligné que, lors de la création de l’organisation, la majorité des pays africains étaient encore sous domination coloniale. Aujourd’hui, malgré l’indépendance de la quasi-totalité du continent, aucun pays africain ne dispose d’un siège permanent au Conseil de sécurité.
Pour Antonio Guterres, cette situation doit évoluer. Il a plaidé pour un Conseil de sécurité adapté aux réalités du XXIᵉ siècle et comprenant une représentation permanente de l’Afrique.
Dans son intervention, le secrétaire général a également appelé à une réforme de l’architecture financière internationale. Il a notamment défendu un allègement de la dette des pays en développement, présenté comme un moyen de rendre le système financier mondial plus équitable et plus efficace.
