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États-Unis : une nouvelle taxe sur les transferts d’argent inquiète les pays du Sud, l’Afrique en première ligne

TO GO WITH AFP STORY BY Marie JULIEN - (FILES) A photo taken on February 5, 2013 in Tours (central France) shows person holding a Visa Premier credit card and Euro banknotes. Tourists and business travellers visiting Germany are often surprised when they reach to pay for their beer, metro tickets or even large restaurant bills that their credit cards are not welcome. More than half of the amount spent in Germany on private purchases, 53 percent, is paid in cash, according to a study by the Bundesbank central bank -- one of the highest rates for an advanced economy. AFP PHOTO / ALAIN JOCARD GERMANY-MONEY-CONSUMER-LIFESTYLE-FILE

 

Le projet de loi récemment voté par le Sénat américain, sous l’impulsion de l’administration Trump, prévoit une nouvelle taxe de 3,5 % sur les transferts d’argent effectués par des personnes non citoyennes vers l’étranger. Présentée comme une mesure anti-immigration, cette disposition vise à décourager l’installation de nouveaux migrants aux États-Unis, tout en finançant le renforcement des frontières et les services de l’immigration. En combinant cette taxe à celle déjà appliquée par les organismes de transfert, envoyer 100 dollars coûterait désormais près de 10 dollars. Cette mesure, assumée par le gouvernement américain, suscite de fortes préoccupations dans les pays du Sud, dont les économies dépendent largement des envois de fonds de leur diaspora.

L’Afrique, en particulier, pourrait en subir les plus lourdes conséquences. En 2024, les États-Unis étaient la principale source de transferts de fonds vers l’Afrique subsaharienne, représentant 10 des 56 milliards de dollars envoyés. Des pays comme le Nigeria, le Liberia ou le Sénégal, où ces envois constituent une part significative du PIB, risquent d’être fortement pénalisés. Cette nouvelle fiscalité, après les réductions de l’USAID dans les domaines de la santé, pourrait aggraver les difficultés économiques et pousser de nombreux expéditeurs à recourir à des moyens alternatifs informels ou à la cryptomonnaie, au risque d’encourager des réseaux illégaux.

Source RFI