En visite officielle en Écosse ce lundi 28 juillet 2025, le président américain Donald Trump a lancé un ultimatum au chef du Kremlin, Vladimir Poutine, lui donnant « 10 à 12 jours » pour mettre fin à la guerre en Ukraine. S’exprimant aux côtés du Premier ministre britannique Keir Starmer, il a fait part de sa « déception » envers le dirigeant russe, déplorant l’absence de progrès vers un cessez-le-feu. Trump a menacé d’imposer de nouvelles « sanctions secondaires » qui cibleraient non seulement la Russie, mais aussi les pays commerçant avec elle, notamment sur les hydrocarbures, afin d’asphyxier financièrement Moscou. Cette annonce a immédiatement fait bondir les marchés : le baril de pétrole s’est échangé à 69,91 dollars, en hausse de 2,15 %.
Cette prise de position intervient alors que les négociations internationales s’intensifient. La veille, un accord commercial majeur a été conclu entre Washington et la Commission européenne. En contrepartie d’une taxe réduite à 15 % sur les importations européennes, l’Union européenne a promis d’injecter 750 milliards de dollars dans l’économie américaine, un geste stratégique pour s’affranchir du gaz russe. Tandis que Kiev salue la fermeté du président américain, ce dernier n’a pas caché son irritation envers Volodymyr Zelensky, accusé de ne pas toujours soutenir ouvertement les positions américaines. « Nous pensions que cette question était réglée, mais Poutine continue de bombarder des civils. Ce n’est pas la voie à suivre », a-t-il martelé, rappelant les récentes victimes d’une attaque à l’ouest de l’Ukraine, dont une fillette de deux ans.
rfi




