Longtemps accusées de contribuer au réchauffement climatique en relâchant du dioxyde de carbone lors de la formation de leur coquille, les huîtres pourraient en réalité jouer un rôle bien plus positif qu’on ne l’imaginait. Selon une étude publiée le 2 septembre 2025 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), ces coquillages capturent et stockent jusqu’à 2,4 fois plus de CO₂ qu’ils n’en produisent. Les fermes ostréicoles, comme celles du bassin d’Arcachon, apparaissent ainsi comme de véritables puits de carbone marins.
Cependant, ces résultats prometteurs doivent être nuancés. L’étude s’est limitée à une période restreinte (juin-octobre 2023) et aux seules observations réalisées en journée, ce qui pourrait biaiser l’évaluation des émissions et de l’absorption de CO₂. De plus, les recherches ont été menées dans un site unique, rendant toute généralisation encore prématurée. Des experts, comme le chercheur français Fabrice Pernet de l’Ifremer, appellent donc à la prudence.
Si les conclusions de cette étude ouvrent une piste encourageante pour renforcer la lutte contre le réchauffement climatique, elles nécessitent d’être confirmées par des analyses plus larges, menées sur différentes espèces et dans divers environnements. Les huîtres pourraient bien se révéler être des alliées inattendues de la planète, mais il faudra encore des preuves solides avant d’en faire un véritable « superpouvoir » écologique.




