Alors qu’un consensus avait été trouvé à la COP28 de Dubaï en 2023 en faveur d’une « transition hors des énergies fossiles », les négociations menées au Brésil peinent à transformer cet engagement en actions concrètes.
Jeudi 13 novembre, dans les couloirs de la COP30 à Belém, la voix de Ninawa Inu, chef du peuple Huni Kui, résonne à travers les salles de réunion. En entonnant un chant traditionnel, il dénonce la « guerre » menée contre la nature et l’Amazonie. À ses côtés, Ilan Zugman, militant de 350.org, réclame « une véritable feuille de route pour sortir des énergies fossiles », devant une banderole appelant à une « Amazonie libre de pétrole et de gaz ». Les participants ralentissent ou accélèrent le pas, croisant sans doute certains des 1 600 lobbyistes du secteur fossile accrédités à cette COP, selon le collectif Kick Big Polluters Out.
Si l’opposition entre activistes climatiques et représentants de l’industrie pétrolière est habituelle dans ce type de sommet, les dirigeants mondiaux, eux, ont longtemps évité ce débat sensible. Cette fois, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a brisé ce silence dès son discours d’ouverture, le 6 novembre, en plaidant pour l’adoption d’une « feuille de route réaliste » permettant d’avancer vers une sortie effective des énergies fossiles, principales responsables des émissions mondiales.
source le monde




