Le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat amorce une phase décisive dans la consolidation du statut de Conakry au sein du Réseau des villes créatives de l’UNESCO.
Réunis autour du ministre Moussa Moïse Sylla, les principaux acteurs du secteur du livre, ainsi que le point focal du programme, ont défini les grandes orientations d’une stratégie destinée à pérenniser cette reconnaissance internationale. L’objectif affiché est clair : transformer ce label prestigieux en un véritable moteur de développement pour les industries culturelles et créatives guinéennes.
Dans cette perspective, la célébration officielle de l’intégration de Conakry au réseau de l’UNESCO se tiendra en marge de la 18ᵉ édition des Les 72 Heures du Livre, prévue le 23 avril prochain.
Pour le commissaire général, Sansy Kaba Diakité, cet événement dépasse le cadre d’un simple festival. Il représente, selon lui, une consécration culturelle nationale et positionne la capitale guinéenne comme un pôle éditorial majeur en Afrique de l’Ouest.
Parmi les projets structurants annoncés figure la création d’un Musée du livre et des écritures africaines. Cette initiative vise à mettre en valeur les patrimoines manuscrits liés à des figures historiques telles que Samori Touré et El Hadj Omar Tall, tout en promouvant les systèmes d’écriture africains comme le n’ko et l’adlam. Le projet bénéficie d’un accompagnement annoncé de Qatar Museums, illustrant une ouverture diplomatique assumée.
Par ailleurs, un décret est en cours d’étude afin de reconnaître le programme « Conakry Ville créative » d’utilité publique. Cette mesure permettrait d’étendre ses retombées aux treize communes de la capitale et à l’ensemble des professionnels du secteur culturel, consolidant ainsi l’ancrage institutionnel et territorial de cette ambition.
Source generation24




