Conakry le 31 mars, 2026, les Conseillers nationaux du CNT ont examiné et adopté à l’unanimité le volet dépenses du projet de loi de finances initiale (PLFI) 2026, arrêté à 64 181,36 milliards de francs guinéens. Ce niveau de dépenses marque une hausse de 9 928,10 milliards GNF, soit 18,30 % par rapport à la loi de finances rectificative de 2025, traduisant une volonté affirmée des autorités d’accélérer les investissements publics tout en maîtrisant les charges courantes.
Dans le détail, le budget général concentre l’essentiel des dépenses avec 61 755,12 milliards GNF, tandis que les budgets d’affectation spéciale s’élèvent à 2 426,24 milliards GNF. Les dépenses courantes, estimées à 35 537,06 milliards GNF, dominent la structure budgétaire, portées notamment par la hausse des charges de la dette et des dépenses de personnel.
En parallèle, les dépenses d’investissement enregistrent une progression notable pour atteindre 26 218,06 milliards GNF, soit plus de 42 % du budget, confirmant la priorité accordée aux infrastructures, à l’agriculture et aux services sociaux de base dans le cadre du programme Simandou 2040.
Le rapport souligne également une forte augmentation des financements extérieurs destinés aux projets de développement, ainsi qu’un renforcement des budgets d’affectation spéciale, notamment en faveur du développement local et des collectivités. Malgré cette dynamique, le budget fait apparaître un déficit global de 8 323,27 milliards GNF, soit 2,1 % du PIB, un niveau jugé maîtrisé et conforme aux critères de convergence régionaux.
À l’issue des travaux, les conseillers nationaux ont formulé plusieurs recommandations portant sur la transparence budgétaire, l’amélioration de l’exécution des dépenses publiques, le financement des secteurs sociaux, ainsi que la nécessité d’accélérer les investissements structurants.
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