Le procès en appel de Mamadou Saidou Baldé, ancien receveur communal de Matoto, a connu un nouveau développement ce mardi 21 juillet 2026 devant la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). À l’issue des plaidoiries, le parquet spécial a requis la confirmation de sa relaxe, estimant que les infractions poursuivies ne sont pas établies.
L’ancien receveur est poursuivi pour détournement de deniers publics, faux et usage de faux en écritures publiques, enrichissement illicite, corruption et complicité. L’affaire porte sur un montant de 46,888 milliards de francs guinéens destiné au paiement des pensions civiles et militaires, ainsi que sur 272,120 millions de francs guinéens affectés au fonctionnement de la commune de Matoto.
Représentant l’État, Me Amadou Baba Camara a demandé à la Cour de déclarer le prévenu coupable. Il soutient que les fonds destinés aux pensions n’ont pas été reversés à leurs bénéficiaires et réclame, outre le remboursement des sommes contestées, 30 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.
À l’opposé, le ministère public a estimé que les éléments du dossier ne permettent pas de retenir les faits reprochés. Le procureur Biwon Millimouno a indiqué que le livre-journal de la commune, le rapport de la Cour des comptes et les bordereaux de paiement démontrent que les fonds ont été utilisés conformément à leur destination. Quant au montant de 272,120 millions GNF, il s’agirait d’une irrégularité procédurale ayant fait l’objet d’une régularisation.
Les avocats de Mamadou Saidou Baldé ont également plaidé pour la confirmation de la décision rendue en première instance, rappelant que leur client avait été relaxé le 28 juillet 2025 pour absence de preuves.
La Chambre des appels de la CRIEF rendra son arrêt le mardi 28 juillet 2026.
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