L’attaque récente de drones ukrainiens sur plusieurs bases aériennes russes marque un tournant stratégique et symbolique majeur dans le conflit. Qualifiée d’« audacieuse » par le Washington Post, cette opération a permis à Kiev de frapper profondément en territoire russe, détruisant jusqu’à une quarantaine d’avions, dont une dizaine de bombardiers. Cela représenterait près d’un tiers de l’aviation stratégique russe, selon Le Soir, et constituerait une démonstration inédite de la capacité de l’Ukraine à atteindre des cibles clés, jusqu’ici considérées comme hautement protégées. Le Monde y voit une preuve éclatante de la vulnérabilité militaire russe, d’autant plus marquante que certains appareils visés seraient liés à la dissuasion nucléaire. Pour Le Figaro, cette opération a créé une véritable onde de choc à Moscou, où l’on parle de « camouflet » voire d’« humiliation », causée par de simples drones bon marché face à des équipements valant des centaines de millions de dollars.
Cependant, cette réussite ukrainienne soulève aussi des inquiétudes à l’international. Le Wall Street Journal alerte notamment sur le fait que les États-Unis pourraient eux aussi être vulnérables à des attaques similaires, menées non plus par l’Ukraine, mais par d’autres puissances comme la Chine ou l’Iran. Ce constat relance le débat sur les investissements dans les systèmes de défense anti-aérienne, tels que le projet de « Dôme d’or » proposé par Donald Trump. Pendant ce temps, les tensions politiques américaines se déplacent vers le terrain des réseaux sociaux, où Elon Musk, après avoir quitté Washington, prend ses distances avec le pouvoir républicain, dénonçant la loi budgétaire comme une « abomination ». Parallèlement, le Guardian met en lumière un autre danger, cette fois lié à l’essor incontrôlé de l’intelligence artificielle : il alerte sur une nouvelle forme de violence sexiste, où des IA sont utilisées à des fins de simulation de viols virtuels ou d’exploitation sexuelle de figures féminines numériques. Un phénomène aussi inquiétant qu’insidieux, à mesure que l’IA s’impose dans la production massive de contenus en ligne.
