L’histoire politique de la Guinée est marquée par des transitions successives où, trop souvent, chaque changement de régime a été synonyme de rupture brutale. Après le premier régime du Président Ahmed Sékou Touré, les deux gouvernements qui lui ont succédé se sont inscrits dans une logique de discontinuité totale, effaçant les orientations, les projets/programmes et les politiques en place. Comme le dit l’expression populaire : ils ont les 2 régimes concernés “jeté le bébé avec l’eau sale qui a servi à le laver”.
Cette pratique de la table rase, profondément ancrée dans la culture politique nationale, a contribué à ralentir, voire à interrompre, l’élan de développement de la Guinée qui a par exemple pris l’un des coups les plus négatifs quand le CMRN arriva au pouvoir le 3 Avril 1984. Même les plus grands acquis positifs de la révolution ont été jeté dans l’anthousiasme d’un virement brusque et irréfléchi vers un sauvage libéralisme qui aura le plus fait mal à ce pays.
Mais avec l’avènement du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), conduit par le Général Mamadi Doumbouya, une transformation stratégique majeure s’opère. Contrairement à ses prédécesseurs, le Général Doumbouya choisit une démarche novatrice et pragmatique fondée sur la continuité, l’achèvement des projets et programmes hérités et la bonification de cet héritage.
Cette posture quoiqu’on dise marque non seulement une maturité politique rare, mais aussi une nouvelle manière de gouverner qui consiste à : « relever ce qui existe, y insuffler de l’innovation, et l’amener à son plein potentiel. »
■ I. LA RUPTURE HISTORIQUE DES DEUX PREMIERS RÉGIMES POST-SEKOU TOURÉ : Une discontinuité préjudiciable.
Après la première République, les régimes qui se sont succédé ont plus ou moins privilégié la rupture systématique comme marque politique.
Beaucoup d’initiatives, parfois déjà avancées, ont été abandonnées ou remplacées par de nouvelles orientations qui, elles-mêmes, manquaient de cohérence dans la durée.
●1. Un effacement systématique de l’héritage.
Les changements brusques d’approche, l’interruption de projets structurants, et les refontes institutionnelles intempestives ont entraîné un gaspillage considérable de ressources publiques.
●2. Conséquences pour le pays.
•Perte de temps et d’investissements dans les infrastructures.
•Instabilité institutionnelle chronique.
•Faiblesse des politiques publiques incapables de s’inscrire dans le long terme.
●3. Une culture de gouvernance problématique.
Chaque régime a voulu “réinventer” la Guinée au lieu de la poursuivre, contribuant ainsi à une fragmentation permanente du développement national.
■II. LE LEADERSHIP DU GÉNÉRAL MAMADI DOUMBOUYA, UNE VISION DE CONTINUITÉ STRATÉGIQUE.
À contre-courant de cette tradition de rupture, le Général Mamadi Doumbouya se distingue par un leadership fondé sur la consolidation. Il introduit une philosophie qui reconnaît que la construction d’un État moderne repose sur l’accumulation, et non sur la destruction.
●1. Une rupture avec la logique de la rupture
Le CNRD choisit de reprendre les projets hérités du régime d’Alpha Condé, de les stabiliser, de les assainir lorsque nécessaire, et surtout de les mener à terme.
●2. Une stratégie de gouvernance orientée stabilité
•Rassurer les populations.
•Créer un climat de confiance avec les investisseurs.
•Permettre aux partenaires internationaux d’inscrire leurs engagements dans des cycles durables.
●3. Une compréhension profonde de l’État
Le Général Doumbouya inscrit son leadership dans un long terme strategique.Il reconnaît que les grands projets et programmes de développement, routes, barrages, réformes financières, modernisation administrative, ne peuvent pas être soumis aux aléas politiques des successions.
■ III. POURSUIVRE ET ACHEVER, LA CONSOLIDATION COMME LEVIER D’EFFICACITÉ NATIONALE.
L’une des spécificités les plus marquantes du leadership du GMD réside dans son engagement à achever ce qui a été commencé, même si cela ne porte pas son empreinte originelle. Cette attitude traduit une éthique politique rare en Afrique qui consiste à « mettre l’intérêt national au-dessus de la paternité politique ».
●1. Achèvement des grands projets hérités
Sous le CNRD, plusieurs chantiers initiés sous le régime d’Alpha Condé ont repris dans un cadre : assaini, mieux organisé, davantage focalisé sur la qualité et la rapidité d’exécution.
●2. Préservation des réformes réellement utiles.
Le Général Doumbouya ne rejette pas l’héritage mais il en extrait le meilleur.
Il maintient par exemple :
▪︎les réformes de modernisation de l’administration, certaines initiatives de numérisation, les efforts d’assainissement financier, les partenariats régionaux.
●3. Un choix rationnel : éviter les pertes et optimiser les investissements.
En poursuivant les programmes déjà engagés, le CNRD :
▪︎limite le gaspillage,
▪︎augmente la cohérence des politiques,
▪︎permet à la nation de récolter les fruits de plusieurs années de travail.
■ IV. INNOVER POUR BONIFIER L’HÉRITAGE, UNE CONTINUITÉ INTELLIGENTE.
La force du leadership du GMD ne réside pas seulement dans la poursuite, mais aussi dans la modernisationcar, continuer n’est pas copier. Continuer, c’est améliorer, ajuster, transformer.
●1. Innovation intégrée
Sous le CNRD, plusieurs projets hérités ont été réorientés afin :
▪︎d’intégrer les technologies modernes,
▪︎de renforcer la transparence,
▪︎d’assurer la durabilité socio-économique,
▪︎d’optimiser la gestion des ressources.
●2. Adaptation aux nouveaux défis.
Les priorités du pays évoluent la jeunesse, ▪︎l’emploi, ▪︎le changement climatique, ▪︎la sécurité, ▪︎l’agriculture durable, ▪︎la transition numérique.
Le Général Doumbouya adapte l’héritage à ces réalités sans déstabiliser les fondations déjà posées.
●3. Bonification et élévation des standards.
C’est ici que se note la spécificité majeure du GMD car quoi qu’on dise, il élève le niveau d’exigence.
Ce n’est pas l’achèvement pour l’achèvement mais, c’est l’achèvement avec valorisation, qualité accrue, et vision modernisée.
■ V. UN LEADERSHIP MODERNE DANS L’ART D’ÉQUILIBRER STABILITÉ ET TRANSFORMATION
Le leadership du Général Mamadi Doumbouya repose sur une double dynamique : assurer la continuité, pour donner de la cohérence et de la stabilité ; introduire l’innovation, pour préparer l’avenir et moderniser l’État.
●1. Une vision long-termiste.
La Guinée avance désormais avec une idée simple mais puissante : «On construit un pays en capitalisant sur ce que l’on trouve, non en détruisant pour recommencer.»
●2. Des résultats visibles.
Cette nouvelle approche a permis : la poursuite d’infrastructures majeures, la modernisation progressive de l’administration, la consolidation des relations internationales, l’augmentation de la crédibilité de l’État.
●3. Une gouvernance exemplaire pour l’Afrique.
Le GMD incarne un leadership pragmatique, réfléchi, décomplexé en démontrant qu’un héritage politique n’est pas un fardeau, mais une matière première.
De ce point de vue, Il inaugure en Guinée une nouvelle ère où la stabilité n’entrave pas l’innovation, et où l’innovation ne détruit pas la stabilité.
En depit de tout ce qui précède, il faut retenir que, dans un contexte où la Guinée a longtemps souffert de ruptures politiques successives, l’approche du Général Mamadi Doumbouya constitue une véritable révolution culturelle car, poursuivre l’héritage, c’est: assurer la stabilité, achever les projets existants, respecter les investissements nationaux, Innover et bonifier, préparer l’avenir avec responsabilité.
En choisissant donc la continuité stratégique, le CNRD, sous la direction du Général Mamadi Doumbouya, réalise une synthèse que peu de régimes ont su atteindre : allier la maturité politique à l’efficacité administrative, en inscrivant la Guinée dans une trajectoire durable de progrès et de modernisation.
Aimé Stéphane MANSARÉ SOCIOLOGUE
Expert-consultant en sciences sociales du développement
DG CERFOP
PCA IPCJGUINEE GUINEECOACHING




