La lutte contre le VIH traverse une phase critique. Malgré des progrès scientifiques importants, le dernier rapport de l’Onusida met en garde contre un recul inquiétant de la riposte mondiale. Les financements sont en baisse, de nombreux pays manquent de tests et de traitements, et certaines organisations communautaires essentielles dans le combat contre le sida sont contraintes de fermer leurs programmes. Résultat : alors que plus de 40 millions de personnes vivent avec le VIH, près de 9 millions n’ont toujours pas accès aux traitements. L’Onusida parle d’une situation « alarmante », d’autant que le Fonds mondial n’a pas réuni les ressources nécessaires pour maintenir les efforts au niveau mondial.
Pourtant, sur le plan médical, les avancées continuent. De nouveaux traitements à longue durée d’action permettent de réduire la fréquence des prises à une injection tous les deux mois, améliorant le confort des patients. En prévention, la Pr EP injectable offre désormais une protection de six mois, avec des coûts fortement réduits pour les pays à faibles revenus. Mais sans financements suffisants et sans systèmes de santé solides, ces innovations risquent de rester hors de portée pour les populations les plus touchées, notamment en Afrique subsaharienne. L’Onusida rappelle que « la science seule ne suffira pas » et appelle les États à renforcer l’investissement pour éviter une résurgence du VIH d’ici 2030.
source rfi




