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Sénégal : la réforme constitutionnelle ravive les tensions autour de la motion de censure et de la dissolution de l’Assemblée

L’examen en commission de la proposition de loi portant révision de la Constitution relance le débat sur l’équilibre des pouvoirs au Sénégal. Deux amendements majeurs, portant sur la motion de censure et la dissolution de l’Assemblée nationale, suscitent de vives réactions au sein de la classe politique.

Adoptés en commission à l’initiative du député non inscrit Adama Diallo, ces amendements prévoient de limiter à deux le nombre de motions de censure pouvant être déposées chaque année – une en session ordinaire et une en session extraordinaire – afin de renforcer la stabilité institutionnelle.

Le second amendement encadre le pouvoir présidentiel de dissoudre l’Assemblée nationale, en le limitant à une seule fois par mandat. Une mesure présentée comme un moyen d’éviter les abus, mais qui soulève des interrogations sur la capacité des institutions à gérer d’éventuelles crises politiques futures.

Seul le député Abdou Mbow s’est opposé à ces modifications, dénonçant une réforme qu’il juge dangereuse pour l’équilibre démocratique et susceptible de réduire les mécanismes de contrôle du gouvernement.

Au-delà de leur portée juridique, ces réformes alimentent les spéculations sur de possibles divergences entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Si aucun désaccord officiel n’a été confirmé, plusieurs observateurs estiment que ces changements pourraient redéfinir les rapports de force entre l’exécutif et le Parlement.

Le texte sera prochainement examiné en séance plénière, une étape décisive qui permettra de mesurer le soutien politique à cette réforme constitutionnelle.

Source senenew.com